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Chapitre 22

La migration et le fork

26 – 28 septembre 2026

Chapitre 22 — La migration et le fork

Sources vérifiées : git log brain + myeline 2026-09-26 → 09-28 (491 commits) + git log profil + profil/decisions/BRAIN-077 Commits clés : 8bdd45d (les règles voyagent) · 141285b (hors de git) · a55edee (BRAIN-077) · e897e45 (plus rien de distant) · 53782be (le gabarit démarre chez un fork) · 9f050ee (le premier raccord réel) · 0854529 (née d’un vrai fork)

26 → 28 septembre 2026


Le 26 septembre, la machine principale va changer de système. Avant de partir, le brain fait l’inventaire de ce qui vit hors de git.

Il en trouve beaucoup.

8bdd45d (11:04) — kernel: les 58 regles critiques entrent dans le brain — MY-131

58 règles critiques gouvernaient chaque session. Elles vivaient dans la mémoire de l’outil, sur le desktop. Sur le laptop : zéro. « La seconde instance travaillait donc sans aucune des règles qui disent comment travailler. » Le replica du chapitre 21 faisait son travail sans connaître les leçons des six derniers mois.

L’après-midi, une décision de mai entre enfin dans le dépôt.

141285b (17:41) — decisions: BRAIN-070 entre dans le depot — quatre mois et demi hors de git

Appliquée depuis mai. Jamais versionnée. Le brain l’avait écrite, suivie, et jamais gardée.


La migration

Dans la nuit du 26 au 27, un incident. Il n’a rien cassé en apparence. C’est bien ce qui le rend grave.

Deux sessions tournent en même temps. Chacune écrit son identifiant dans le même fichier, sur la machine. La première l’écrit à 0 h 19 ; la seconde le réécrit à 0 h 33. À 0 h 48, la première ferme « son » claim — en relisant ce fichier. Elle ferme celui de l’autre. « Succès affiché. »

La seconde session continue sans claim, invisible aux gardes, aux autres machines, au nettoyage. « Rien n’a crié. »

Dans la nuit, le brain découvre d’abord que le garde qui protège le noyau s’est éteint à la migration — et que l’installeur ne l’avait jamais posé (2c7429f). Puis la réponse :

a55edee (01:06) — decisions: BRAIN-077 — un claim connait la session qui l a ouvert [MY-149]

Un claim porte désormais l’identité de la session qui l’a ouvert. Fermer celui d’une autre est refusé. Et le fichier partagé retrouve sa place :

6209562 (01:50) — fix: session-role est un affichage, jamais relu pour savoir qui l on est — BRAIN-077

Avant de livrer, la relecture. La PR de BRAIN-077 est relue comme par un juge, et le juge trouve : c975c27 (01:56) — fix: relecture de la #84 — un commentaire que la PR rendait faux, et ce que le refus ne protege pas. Quatre autres corrections suivent dans la demi-heure, chacune titrée relecture de la #84. Le brain se relit avant de se livrer — et la décision part en production à 3 h (c5179a5).


Le 27 à 15 h, un retrait.

e897e45 (15:02) — feedback: brain.tetardtek.com retire du VPS le 27/09 — le MCP perso reste local, il n'y a plus rien de distant

Au chapitre 3, le 16 mars, un commit disait fa69c79 — brain.tetardtek.com live. Six mois plus tard, l’adresse n’existe plus. Le brain n’expose plus rien de lui-même sur internet. Il ne se montre plus : il se distribue.


Le premier fork

Le 27 au soir, le gabarit repart. Première publication depuis le 31 mars.

561fa99 (21:11) — config: brain-compose 2.2.0 — la version designe ce que le gabarit publie le 27/09 (MY-9)

La 2.2.0 ne démarre pas chez un fork. Tetardtek tranche une question restée ouverte : le CORE part avec le gabarit, sous la même licence que le reste (6a8b808, 22:26). Neuf minutes plus tard, la version suivante :

53782be (22:35) — scribe: MY-116 livree — le gabarit v2.2.1 demarre chez un fork

La nuit, pendant que Tetardtek dort, la doc est réécrite et vérifiée comme du code — neuf pages générées, un juge branché sur la publication (fc034e8). Le matin, tout est relu, puis livré (a119f21).


Le 28 septembre, le gabarit rencontre quelqu’un.

4a798fb (14:15) — todo: MY-113 livree — gabarit v2.3.0 publie, un fork demarre en Dolt

Un premier utilisateur forke le brain. Au chapitre 12, on préparait un tapis rouge ; cette fois, le fork installe, bute, et ouvre des tickets. Le dépôt public repart en un seul commit (42e149a) ; l’historique, lui, reste sur la forge de Tetardtek.

À 20 h 24, 9f050ee note le premier raccord réel : le fork branché sur la source de ses mises à jour. Trois accrocs — et la fiche le dit sans détour : deux venaient du message que le brain lui avait envoyé. 23 minutes plus tard, une version qui n’aurait pas existé sans ce fork :

0854529 (20:47) — config: brain-compose 2.3.3 — la premiere version nee des retours d'un vrai fork

Au chapitre 10, en simulant un fork, le brain s’était dit : le fork doit juste marcher. Le 28 septembre, c’est un vrai fork qui le lui apprend.


Le soir même, les deux brains ont un endroit où se déposer des choses.

b89e298 (23:23) — feat: le boot lit la boite d'echanges — ce que l'autre brain a depose, a peser, jamais a executer

À peser, jamais à exécuter. La leçon du chapitre 21, appliquée à un brain qui n’est pas le sien.


En mars, Cortex terminait son histoire sur une phrase : un cerveau qui attend quelqu’un pour commencer à se souvenir.

Le 28 septembre, quelqu’un est venu.


Décisions clés

  • Ce qui gouverne doit voyager. Les règles critiques entrent dans le brain : une instance sans elles travaille à l’aveugle.
  • Rien d’important hors de git. Une décision appliquée quatre mois sans être versionnée est une décision qu’on peut perdre.
  • BRAIN-077. Un claim connaît la session qui l’a ouvert ; le fichier partagé n’est qu’un affichage.
  • Plus rien de distant. brain.tetardtek.com retiré : le brain ne s’expose plus, il se distribue.
  • Le CORE part avec le gabarit. Un fork reçoit le programme, pas seulement ses fichiers.
  • Un vrai fork. La 2.3.3 est la première version née de ses retours.
  • À peser, jamais à exécuter. Ce qu’un autre brain dépose se lit, se juge, ne s’exécute pas.