Aller au contenu
Chapitre 27

Les données hors du programme

30 septembre – 4 octobre 2026

Chapitre 27 — Les données hors du programme

Sources vérifiées : git log brain + ses satellites 2026-09-30 → 10-04, les descriptions de leurs PR, et la fiche MY-234 Commits clés : e76205ad (la matière de ce récit déménage) · 8d1bf165 (les données hors du programme) · e264817b (projets/ devient un satellite) · de090643 (le registre infra) · 962ee5f7 (la couche metabolism) · 2d035fa9 (helloWorld contre le code) · 88092d45 (une alerte qui sonne toujours) · 19d0da5 (MY-234 close)

30 septembre → 4 octobre 2026


Le dépôt du brain portait deux choses. Le programme — le moteur, les agents, les scripts. Et tout ce que le programme gère : les fiches des projets, l’état des machines, le travail en cours, les passations entre sessions.

Myéline était née pour les séparer. Le chapitre précédent a séparé ce qui est livré de ce qui est à soi. Restait le plus lourd : la donnée elle-même.


Le mouvement commence le 30 septembre, sans encore porter son nom. Le contenu — les ateliers, les publications — quitte le brain pour un satellite à lui. Cent six fichiers retirés du dépôt.

434825a8 — Merge pull request 'BRAIN-080 étape 2 — le contenu quitte le brain pour contenu/' (#452) from kernel/MY-202-etape-2-contenu into dev/myeline

Le lendemain, les concepts rejoignent chacun la destination qui les concerne. Puis la matière de ce récit même déménage : du dossier de travail du brain vers le dossier du projet Brain Story.

e76205ad — Merge pull request 'BRAIN-080 étape 4 — Codex et la matière de brain-story' (#480) from todo/BRAIN-080-etape4-codex-story into dev/myeline

C’est là qu’elle vit depuis. C’est là que ce chapitre a été cherché.


Le 3 octobre au soir, un quart d’heure après la v2.7.0, Tetardtek nomme le chantier : « on a des satellites à créer : infrastructure, projets… qui sont de la data et pas du programme ». Et il ajoute : « on doit aussi regarder s’il reste de la donnée dans le programme ».

8d1bf165 — Merge pull request 'MY-234 — les données hors du programme' (#658) from scribe/MY-234 into dev/myeline

Le premier geste est un audit de la racine, dossier par dossier. Il trouve des morts : un état de superviseur, quatre claims de mars.

a22ac256 — Merge pull request 'MY-234 — l'audit de la racine, les morts retirés' (#663) from scribe/MY-234-audit into dev/myeline


Le soir même, le jour J de projets/. Le dossier cesse d’être suivi par le brain : 379 fichiers retirés de l’index, rien du disque. Il devient un dépôt à lui — qui avait déjà, sur la forge, ses 486 commits.

e264817b — Merge pull request 'MY-234 — projets/ devient un satellite' (#670) from scribe/MY-234-projets-satellite into dev/myeline

Moins de quarante minutes plus tard, l’infrastructure suit.

58633250 — Merge pull request 'MY-234 — infrastructure/ devient un satellite' (#672) from scribe/MY-234-infrastructure-satellite into dev/myeline


Le 4 octobre, avant l’aube, un registre tombe. Celui de l’infrastructure : figé depuis le 17 mars, en partie faux — le mauvais hébergeur, l’accès root, des déploiements arrêtés. Et helloWorld l’injectait à chaque démarrage.

de090643 — Merge pull request 'MY-234 — le registre infra retiré, infra-scribe archivé' (#673) from scribe/MY-234-registre-infra into dev/myeline

Le motif de la journée est posé. Ce qui sort du brain, ce n’est pas seulement la donnée. C’est aussi ce qui ne tenait que par une consigne.

Le matin, workspace/ devient un satellite à son tour.

fb88c578 — Merge pull request 'MY-234 — workspace/ devient un satellite' (#679) from scribe/MY-234-workspace-satellite into dev/myeline


Puis l’inventaire de la couche metabolism. La doctrine l’annonçait « toujours, en premier », à chaque fermeture de session. La mesure dit autre chose : 34 entrées dans son index, dont 30 en mars. Un score de santé rempli zéro fois sur 66 claims. Une décision qui n’a jamais été codée. Et le boot lisait pourtant son README à chaque session de travail ou de pilotage.

962ee5f7 — Merge pull request 'MY-234 — la couche metabolism retirée' (#694) from scribe/MY-234-metabolism-retire into dev/myeline

Le registre des décisions suit : six clés, un seul commit, le 17 mars, jamais mis à jour. Même motif que la veille.

a33392bd — Merge pull request 'MY-234 — le registre des décisions retiré, decision-scribe archivé' (#701) from scribe/MY-234-registre-decisions into dev/myeline

Le focus d’avril, lui, ne sort pas du dépôt. Il sort de la recherche : un fragment indexé pouvait encore servir la direction d’avril comme si elle était actuelle.

3cf76460 — Merge pull request 'MY-234 — focus.md sort de l'index de recherche' (#696) from scribe/MY-234-focus-hors-index into dev/myeline


En début d’après-midi, les passations entre sessions deviennent un satellite, avec tout leur historique. L’extraction est jouée deux fois — à la répétition, puis au jour J — et donne le même commit les deux fois.

e907a3cd — Merge pull request 'MY-234 — handoffs/ devient un satellite' (#705) from MY-234-handoffs-satellite into dev/myeline

Et la question de Tetardtek — « pour intentions on doit regarder comment vit la couche » — reçoit sa réponse. Deux systèmes disaient sur quoi on travaillait : les intentions, qu’il fallait déclarer, et les fiches. Désormais, « en cours » ne se déclare plus. Il se calcule : une fiche ouverte qu’une PR récente porte.

1aa08d5b — Merge pull request 'MY-238 — le focus dit ce qui est en cours, calculé' (#712) from MY-238-fiches-en-cours into dev/myeline

88c4d8c6 — Merge pull request 'MY-238 — les intentions quittent le noyau' (#714) from MY-238-noyau into dev/myeline


Reste le fichier par lequel tout commence. helloWorld, l’agent qui ouvre chaque session — celui du chapitre 1.

L’inventaire compte ses gestes : 78. Quatorze faits par un script. Quatre vérifiables. Quarante-cinq que rien ne vérifie. Treize morts. Le fichier passe de 860 lignes à 416.

2d035fa9 — Merge pull request 'MY-239 — helloWorld réécrit contre le code' (#718) from MY-239-menage into dev/myeline

Ce qui est mécanique passe dans un script, brain briefing. helloWorld garde le jugement.

4631a89f — Merge pull request 'MY-239 — brain briefing : le briefing calculé' (#719) from MY-239-briefing into dev/myeline

Dans l’heure, une session de test du nouveau boot remarque une ligne : « brain : 1 fichier non commité », à chaque démarrage. Un fichier de mesure, que le système lui-même allongeait toutes les six heures. La PR qui le déménage le dit en une phrase :

88092d45 — Merge pull request 'MY-234 — le poids du magasin quitte le dépôt du programme' (#720) from MY-234-poids-observatoire into dev/myeline

Une alerte qui sonne toujours apprend à ne plus la lire.

Cette session de test, c’est celle qui écrit ces lignes. Elle s’ouvrait sur Brain Story ; au premier briefing, elle a relevé le fichier qui sonnait, et un agent qui décrivait encore un déclenchement retiré le matin même. Une demi-heure plus tard, les deux étaient corrigés.

Puis le briefing cesse de dépendre du modèle qui devait penser à le lancer. Tetardtek : « le hook SessionStart pour brain briefing ». Il arrive désormais avant le premier message.

a45fae6f — Merge pull request 'MY-239 — le briefing arrive par le hook SessionStart' (#724) from MY-239-hook-briefing into dev/myeline


À 17 h 20, la fiche se ferme.

19d0da5 — scribe: MY-234 close — les données hors du programme ; MY-242 ouverte, l'historique du brain

Le dépôt du brain ne suit plus que du programme. Les projets, l’infrastructure, le travail, les passations vivent chacun dans le leur.

Mais la même fiche en ouvre une autre. Une extraction copie l’historique, elle ne l’efface pas : chaque commit d’avant porte encore ce qui est parti.

Et dans une des PR de la journée, celle qui retire deux dossiers d’archives, une phrase dit où ces archives restent :

f47eff76 — Merge pull request 'MY-234 — teams/ et workflows/ sortent de l'arbre' (#698) from scribe/MY-234-teams-workflows into dev/myeline

L’historique git les garde, et c’est là que Brain Story puise sa matière.


Au chapitre 1, helloWorld apprenait au système à se souvenir. Six mois plus tard, il est réécrit contre ce que le système fait vraiment — et ce qui ne tenait que par une consigne s’en va.

Le brain ne garde plus que ce qu’il peut tenir lui-même. Le reste a sa maison. Et sa mémoire la plus longue, celle d’où sort ce récit, est la dernière chose qu’il lui reste à ranger.